Derrière Supersolo, il y a Tristan Auber, 35 ans, Normand monté à la capitale depuis plusieurs années afin d’assouvir son rêve : proposer sa musique. Guitariste émérite, avec une voix reconnaissable, dans la veine d’Asaf Avidan ou Ezra Furman. C’est en grand amateur de rock 60/70’s, qu’il peaufine son projet. Riffs stoniens, délicatesse de Bowie, sans renier l’élan sauvage de Led Zeppelin. Des chansons construites comme des contes où se mélangent douceur, force, rêverie, âpreté. Ses changements de rythmes et ambiances ne laissent pas indifférents et vous captivent. Pourquoi Supersolo ? Pour pointer du doigt nos égos toujours plus solitaires et démesurés. Sa musique est a contrario conçue comme le partage originel, enraciné de blues, invitant à danser, tout ça au moyen de cordes vocales cousues au cœur et de compositions affirmées. Supersolo, à contre-courant des réseaux sociaux pleins de solitude, c’est aussi une musique qui donne envie de boire une bière devant la scène. Le rock, quoi.